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Le choeur et les croisées de la chapelle Sainte Noyale renferment trois magnifiques retables du XVIIè et du XVIIIè siècle. S'il existe des panneaux d'autels dès le Moyen-Age, ce n'est qu'à la fin du XVIème siècle que se déploie une décoration d'une telle ampleur. Ceci est à lier avec les nouvelles orientations pastorales de l'Église catholique issues du Concile de Trente (1545-1563). Face à la volonté d'épuration et de refus du culte des saints prônée par la Réforme protestante, le monde catholique va insister au contraire sur la décoration de ses lieux de cultes. Ceux-ci se doivent d'être le reflet du monde divin, une sorte d'annonce de la vie future. |
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Le retable est placé pour mettre en valeur l'autel, c'est à dire le lieu du sacrifice, là où, contrairement à ce que professe la doctrine protestante, le pain et le vin subissent la transsubstantiation, devenant véritablement corps et sang du Christ. C'est à cet endroit que se trouve aussi le tabernacle qui contient le calice renfermant l'hostie, véritable corps de Dieu pour les croyants. Tout ces points qui étaient refutés par la Réforme de Luther. Le retable, animé par une foule de personnages (angelots, saints, oiseaux, ...) a également un rôle très important dans la diffusion du culte des saints et de la Vierge. |
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A Sainte-Noyale, le retable du choeur, de style lavallois, date de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècle. Au dessus de l'autel, un tableau présente l'Ascension de la Vierge. |
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Dans chacune des croisées du transept, on trouve deux autres retables. Sur celui du sud, le tableau représente le baptême du Christ flanqué d'une statue de sainte Catherine et de saint Jean Baptiste. Son pendant, dans l'autre croisée, montre une représentation d'une messe à laquelle assiste sainte Noyale. De part et d'autre du tableau, saint Cornély et saint Jacques semblent monter la garde. |
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